Navette autonome : après 2 ans de service, Paris La Défense fait le bilan

Par 12 juillet 2019 15 juillet 2019 Presse
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L’objectif de l’expérimentation était double : proposer une solution de mobilité interne au quartier et faire progresser la technologie des véhicules autonomes, en la testant dans un environnement très dense aux nombreux flux (piétons, vélos, véhicules techniques…) avec comme objectif ultime le passage en « full autonome », c’est-à-dire sans opérateur à bord. Menée en partenariat avec Ile-de-France Mobilités, Keolis et le constructeur Navya, le service a été proposé de juillet 2017 à mai 2019.

Pour faciliter l’expérimentation, Paris La Défense a adapté l’environnement urbain, déployé un marquage au sol et installé des bornes d’accès automatiques et des quais de dépose. Pendant les six premiers mois la navette a rencontré un grand succès auprès des usagers, avec plus de 30 000 voyageurs, dont 97% de satisfaits et 88% ayant l’intention de réutiliser la navette[1].

Après une interruption en décembre 2017 liée à un incident technique sur un véhicule, le service a nécessité de nouveaux prérequis de fonctionnement. A sa reprise en juin 2018, et jusqu’à mai 2019, la navette a transporté 11 865 voyageurs.

Dans l’ensemble, l’exploitation du service a été complexe en raison de difficultés liées à la connexion (effet de « canyon urbain » à la Défense du fait de la hauteur des tours), la forte mutabilité de l’environnement urbain au gré des événements (marché de Noël, foodtrucks, travaux…) et les nombreux flux variés sur le site (piétons, cyclistes, trottinettes, véhicules d’entretien).

Au terme de l’expérimentation, le bilan global n’est pas satisfaisant. D’une part, la technologie n’a pas su s’adapter aux mutations de l’environnement urbain. D’autre part, l’objectif de passage en « full autonome » n’a pas abouti. Enfin, la vitesse de circulation de la navette n’a pas réussi à progresser et donc à rendre le service attractif. Dans ces conditions et au vue de ce bilan mitigé, Paris La Défense ne souhaite pas reconduire l’expérimentation.