37% des investisseurs immobiliers européens s’attendent à des normes plus contraignantes dans le cadre de la lutte contre le changement climatique

By 4 février 2019Presse
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Enquête d’Union Investment réalisée auprès de 150 professionnels de l’immobilier en Allemagne, en France et au Royaume-Uni

Union Investment a sondé les investisseurs institutionnels des trois principales économies européennes au sujet de la politique sur le changement climatique et du rôle du secteur immobilier. L’enquête réalisée fait suite aux nouvelles règles de mise en application de l’accord de Paris, adoptées lors de la conférence sur le changement climatique organisée fin 2018 à Katowice. Ces dispositions exigent en effet l’adhésion de tous les pays à des normes communes concernant la publication de leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour les pays industrialisés, les nouvelles normes s’appliqueront dès 2022.

Large consensus parmi les investisseurs immobiliers européens

Dans ce contexte, les sociétés immobilières ont été interrogées pour savoir à partir de quand, selon elles, le secteur allait commencer à ressentir une augmentation de la pression publique l’incitant à agir. L’enquête a ainsi permis de dégager une tendance nette : seuls 37 % des 150 investisseurs institutionnels sondés s’attendent à une augmentation significative de la pression publique au cours des deux prochaines années. Le chiffre s’élève à 49 % si l’on étend la période à cinq ans.

Fait marquant dans cette enquête, la quasi-unanimité des investisseurs professionnels allemands, français et britanniques se rejoignent dans l’appréciation des sujets abordés. Seule exception, les investisseurs britanniques se montrent globalement moins inquiets concernant la politique sur le changement climatique à court terme. En effet, seuls 29 % d’entre eux s’attendent à une augmentation de la pression publique pour inciter le secteur à agir au cours des deux prochaines années.

« Le secteur de l’immobilier développe une vision à long terme. Par conséquent, en intégrant au plus tôt les objectifs climatiques dans nos stratégies commerciales, nous diminuons la prise de risque qui pourrait intervenir si les normes environnementales se font plus contraignantes à l’avenir. Nous agissons conformément à ce principe », a indiqué Jens Wilhelm, member of the management board chez Union Asset Management Holding AG.

Parmi les professionnels sondés, seuls les promoteurs et les entreprises de construction s’écartent de la tendance générale du marché : 55 % d’entre eux s’attendent à une augmentation de la pression publique dans les deux années à venir. Ce résultat n’a pour autant rien de très surprenant dans la mesure où les promoteurs travaillent déjà sur le parc immobilier du futur et sont, à travers leur engagement auprès des organismes officiels, plus exposés aux questions de développement durable.

72 % critiquent la qualité des données du reporting environnemental

L’enquête a en outre révélé un vrai besoin de transparence concernant les données de consommation de l’immobilier. Seuls 28 % des professionnels sondés estiment qu’un bon reporting environnemental est possible avec les données actuellement disponibles. Les sociétés d’investissement immobilier, les fonds immobiliers, les compagnies d’assurance et les fonds de pension semblent particulièrement conscients de la nécessité d’améliorer les performances dans ce domaine, ainsi que le reflètent les taux d’assentiment qui sont inférieurs à la moyenne (entre 20 et 25 %).

« Les investisseurs institutionnels en particulier insistent sur la nécessité de disposer d’un reporting environnemental pertinent. Une articulation plus étroite entre passage au numérique et développement durable est la clé pour améliorer la qualité du reporting et permettre à l’immobilier de rivaliser efficacement sur le long terme avec d’autres classes d’actifs », a affirmé Jens Wilhelm.